Diana : derrière l’icône, la femme de coeur

Diana

Diana, film dédié à la célèbre princesse de Galles est sorti le 2 octobre. Alors qu’il a été très critiqué par la presse d’Outre-Manche, après l’avoir vu, le Forum pour Filles vous le recommande ! Biopic, sans en être un, Diana est avant tout une jolie histoire d’amour comme on les aime ! Nous connaissions les relations de Lady Di avec le Prince Charles ou encore avec Dodi Al-Fayed, mais peu d’entre nous connaissaient sa belle histoire d’amour avec Hasnat Khan, chirurgien pakistanais, qui fut son amant secret pendant près de 2 ans ! Centré sur les deux années qui ont précédé la mort de la princesse de Galles, le film raconte leur romance tumultueuse.

Avec Diana, Oliver Hirschbiegel, réalisateur allemand, s’attaque à une figure sacralisée par le grand public, d’où l’accueil glacial fait au film par les journalistes anglais qui ne supportent pas vraiment que l’on touche à leur « reine des coeurs ». S’inspirant du livre de Kate Snell Le Dernier Amour de Diana, ce film, soigné et original, ne mérite pas un tel acharnement médiatique. Le portrait de la princesse est dressé tout en pudeur, avec respect. Il est même plutôt flatteur : princesse du peuple dévouée aux enfants malades et à son combat contre les mines antipersonnel, maman en manque de ses enfants, amoureuse romantique condamnée à la solitude… Aux tabloïds anglais, amateurs de scoops et de cynisme, le réalisateur répond : « Diana était avant tout une femme de cœur, dans tous les sens du terme, et je voulais la filmer comme telle ».

Le film est porté par un duo d’acteurs qui fonctionne. En effet, l’alchimie entre Naomi Watts et Naveen Andrews, plus connu pour son rôle de Sayid dans la série Lost, fonctionne. L’actrice incarne Diana avec sensibilité, usant de son langage corporel, sans tomber dans le mimétisme et la caricature. Avec un jeu juste et délicat, elle n’est jamais effacée derrière le personnage. Naveen Andrews est impressionnant de charisme en amant tiraillé entre l’amour et la raison. Un homme élégant et sobre, aux manières traditionnelles, amateur de jazz et foot. Belle surprise.

Le synopsis

1995, alors séparée du Prince Charles, Lady Di rencontre le Dr Hasnat Khan, chirurgien d’origine pakistanaise, un homme discret. Pendant 2 ans, ils réussissent à garder leur relation secrète. Diana, veut croire en un avenir possible avec cet homme qui la voit telle qu’elle est, non comme une icône princière. 1997, Diana meurt dans un accident de voiture en compagnie d’un autre homme. Qui était le dernier vrai amour de la princesse de Galles ?

Biopic ou romance ?

Diana

Diana n’est pas un biopic au sens classique du terme, mais bel et bien une histoire d’amour romancée. Son enfance, son mariage malheureux avec le Prince Charles, ses conflits avec Elizabeth II, rien de tous ces événements de la vie de Diana Spencer ne sont réellement racontés. Le choix du titre du film est peut-être mauvais, son véritable défaut. Elizabeth II et Charles sont complètement absents physiquement du film tandis que William et Harry ne font qu’une brève apparition. Le réalisateur a souhaité dresser le portrait de la femme derrière l’icône. Un exercice de désacralisation compliqué mais assumé par le réalisateur.

Ainsi, il raconte la romance entre Hasnat Khan, chirurgien cardiologue né en 1959 au Pakistan, et une princesse mondialement connue. Un monde les sépare et pourtant ils tombent amoureux ! Leur relation passionnée est secrète mais Diana fait tout pour l’officialiser : elle ira même à la rencontre de la famille de Hasnat au Pakistan. Ils parlent mariage mais leur couple sera mis à mal par la célébrité de Diana et le conservatisme de la famille du médecin. Après le décès de Lady Di, le chirurgien se rend à ses funérailles mais fera tout son possible ensuite pour ne pas évoquer sa relation avec elle. Aujourd’hui, il est toujours médecin et est installé en Malaisie depuis 2007. Chaque année, à la date anniversaire de la mort de Lady Di, Hasnat Khan se rend au Pakistan pour fuir toute commémoration.

Solitude, acharnement médiatique, obligations : la réalité d’une vie de princesse

Diana

Diana, dès ses premières minutes, montre l’extrême solitude de la princesse. Une mère privée de ses enfants, qu’elle n’a le droit de voir toutes les 4-5 semaines. La solitude d’une femme harcelée jusqu’à l’épuisement. Princesse des cœurs en public, Diana était, en privé, condamnée à l’isolement à cause de l’acharnement de la presse. Traquée, jour et nuit, sa vie privée était disséquée. Par ailleurs, le film montre la relation ambiguë entre la princesse et les tabloïds : victime de leur acharnement, elle savait également jouer d’eux à l’occasion. Et s’en servir.

Une princesse engagée !

Diana

Le film fait la part belle aux engagements humanitaires de Lady Di. La princesse Diana, dès la fin des années 80, est devenue une figure emblématique de l’engagement humanitaire à travers le monde. Le film Diana évoque essentiellement son investissement pour l’erradication des mines antipersonnel. Et, principalement son voyage en Angola, en tant que volontaire de la Croix Rouge où on la voit aller à la rencontre  des victimes, principalement des jeunes filles, et soutenir les programmes de sensibilisation sur les dangers des mines dans l’environnement immédiat des maisons et des villages. On nous la montre également en Bosnie.

 Pourquoi on vous le conseille

– Un film très pudique et respectueux qui montre des jolies facettes de la princesse la plus connue du monde : amoureuse, humaniste, engagée…

– Une histoire d’amour méconnue

– Une belle alchimie entre les 2 acteurs principaux

– Des moments so love ! Notamment une jolie escapade en amoureux dans la campagne anglaise, avec en fond musical, le « Ne me quitte pas » de notre Jacques Brel – presque – national !

– Une fin triste qui vous arrachera quelques larmes… On avoue, on a versé les nôtres !

Julie DERACHE

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  1. Magnifique film que j’ai vu et j’avoue avoie eu des aprioris a cause des divers commentaires !Le mieux c’est de se rendre compte par soi même .

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