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par Keema
#657867
Salut !! Ça fait tellement longtemps que je suis pas venue sur ce forum (tellement longtemps que j'ai dû me faire un autre compte parce que l'autre était effacé). Avant mon pseudo c'était Fille_Kawaii (c'était tellement gênant je trouve...) :grinning3:

Breff en fait je suis revenue parce qu'il s'est passé pas mal de chose dans ma vie et qu'actuellement ça ne va absolument pas psychologiquement parlant. Ça risque d'être énormément long et sûrement chiant parce que je vais parler de mon enfance donc désolé d'avance. J'ai juste besoin de me confier donc je sais pas si après on peut m'apporter de conseil. :thinkingface:

J'ai 16 ans et je suis passé en seconde cette année, j'avais déjà remarqué les années précédentes que je me sentais moins bien, j'avais plus de mal à être réellement joyeuse ect. J'ai toujours eu du mal à exprimer mes sentiments et je parle très très peu de ce qui se passe dans ma vie au gens lorsque ça me concerne.

J'ai aussi découvert que j'étais dépendante affective ( je m'attache au personnes de façon malsaine parfois) et à cause de ça j'ai eu que des amitiés très toxiques dans mon enfance. Mes soi-disant "meilleures amies" parlaient dans mon dos, me rabaissaient, avaient un comportement très passif agressif avec moi et pourtant je restais avec elles et ne disais rien parce qu'elles étaient mes "repères" et que je voulais pas me retrouver seule.

À mes 11 ans j'ai déménagé dans un autre pays sur un autre continent, et je me suis rendu compte que ce que j'ai vécue n'était pas bien et j'ai commencé à ressasser tout mon passé. J'avais l'impression d'avoir raté plein de chose, d'être nulle et j'ai énormément culpabilisé pour des petits trucs ( genre j'ai dit ça à telle personne).
Parfois j'avais des crises de larmes vraiment intenses qui ne s'arrêtaient qu'après avoir appelé une de mes amies d'enfance qui, malheureusement je m'en rends compte seulement aujourd'hui, était ma seule vraie amie et pourtant je restais très peu avec elle parce qu'on était pas dans les même classes.

Lors des vacances d'été de ma première année de sixième, on est allé en vacances en France chez ma grand-mère dans une sorte de village où il n'y a que ma famille. Du coup on est souvent beaucoup d'enfants parce que mes cousins vont tous au village pendant les vacances.
Je tient à préciser que je n'ai jamais été proche de mes cousines mais bien plus de mes cousins. Et
qu'étant la plus jeune des filles elles ne m'acceptaient pas vraiment avec elles. En plus de ça on est vraiment trop différentes pour s'entendre parfaitement.

Bref, donc je suis allée en vacances là bas avec ma famille et quand j'arrive j'étais plutôt positive, ça faisait du bien de retrouver ma famille. Et au bout d'un moment on parlait de copain et de copine avec mon frère et mes cousins et j'ai dit quelque chose. Et mon frère et un de mes cousins m'ont répondu "de toute façon avec ta tête personne voudra de toi" et cette phrase à déclenché un truc parce que le lendemain j'ai arrêté de leur parler.
Je me suis éloigné du groupe, j'avais plus de contact avec eux, je m'isolais tout le temps parce que je me disais que comme ils m'avaient rejeté dans l'enfance et bien je devais faire pareil aujourd'hui.
C'était un comportement puéril je m'en rends compte et j'en suis pas fière du tout et ça va aussi avoir des effets sur ce qui se passe actuellement. J'étais presque satisfaite de savoir qu'ils étaient tristes de voir que je ne voulais plus rien faire avec eux et je me disais qu'ils étaient seulement hypocrites.

Lorsqu'on est retourné chez moi, je me sentais mal. J'ai commencé à voler des bonbons et des biscuits et tout dans les placards, je mentais tout le temps et je volais de l'argent et ça mes parents ne sont pas au courant.
On découvrait toujours que c'était moi qui volaient et je me faisaient frapper (j'ai toujours été frappé parce qu'on a reçu une éducation africaine à ce niveau là) et pourtant je continuais. Un jour c'est allé loin, j'étais à bout et j'en avais juste marre de tout.... j'ai frappé ma mère et je me suis mise à hurler sur ma parents qu'ils me faisaient chier. Je suis vraiment pas fière de ça...
Ils m'ont, sans surprise, rendu le coup. Après ça, on a eu une longue discussion avec mes parents, et je leur est juste dit que le déménagement m'avait bouleversée, ce qui était vrai. Ma mère m'a proposé d'aller voir un psy et j'avais refusé à ce moment là parce que je me disais que ça allait aller.

En quatrième, j'ai commencé à avoir un comportement autodestructeur. Je dormais que quatre heures par jours pour aucune raisons et je prenais souvent des médicaments pour rien. Je m'arrachais aussi la peau des doigts avec un compas jusqu'à me faire saigner. Je me suis brûlé le bras avec du déodorant (je l'ai mis très près de ma peau), je me mordais les lèvres à sang. Et pourtant personne remarquait rien ou alors personne s'inquiétaient parce que dans la vie de tous les jours je suis souriante, le fait de me trouver des nouvelles amies qui m'acceptaient avait fait que je me sentais beaucoup mieux dans ma peau, j'étais la pote rigolote qui fait rire les gens. J'étais studieuse, et je le suis toujours, et de l'extérieur j'avais l'air normale. Je me sentais bien dans mon corps ( il y avait personne pour de rabaisser tout le temps en même temps) et je me trouvais presque belle.
Pourtant chez moi j'avais des sautes d'humeur plutôt violente (j'ai toujours été très violente lorsque j'étais en colère, du genre je cassais les portes de mes armoires et mes jouets mais après la discussion avec mes parents je m'étais vraiment "adoucie"). Je criais sur mon petit frère qui avait rien fait et j'étais très irritable.

Inconsciemment j'ai recommencé à avoir un comportement de soumise avec une de mes amie. On était super proche depuis la cinquième et on s'est jamais disputé. Même lorsque j'étais pas d'accord je disais oui mais j'avais pas l'impression que c'était comme avec mes amies de primaire parce qu'on était toujours sur la même longueur d'onde et qu'on s'entendait vraiment super bien.
Mais j'avais l'impression d'être la seule à demander si ça allait à l'autre et d'être la seule à me soucier de l'autre.

La quatrième est passé et arrivé en troisième c'est allé un peu mieux. J'avais suggéré à ma mère que j'aille voir un psy mais je l'avais pas fait de façon explicite. Mais en même temps je lui disait pas clairement et puis j'avais pas envie de le faire perdre leur argent parce que en tant qu'expatrié, pour se faire rembourser les séances de psy et juste le médecin en général c'était compliqué et on avait pas mal de problème d'argent.
Je lui aussi dit de façon vraiment pas explicite du tout que je pensais à me suicider dès que je partirais de la maison, c'est a dire dès que j'irais faire mes études.
En gros je lui ai dit que je voulais des vêtements plus colorés parce que les vêtements que j'avais me rappelais que demain je pourrais ne plus être là...elle m'a dit que je me donnais un style à dire ça.
Petit parenthèse, depuis mes 6 ans j'ai des idées suicidaires.
Et après j'ai plus eu de pensée suicidaire jusqu'en CM2 (moment du déménagement) et puis ça a continué pendant tout le collège et maintenant le lycée.

Il y a environ un an, on a découvert que mon petit frère était surdoué et ça m'a vraiment bouleversée.
Je comprenais pas pourquoi lui il était surdoué et pas moi. J'étais censé être l'intelligente de la maison et j'ai été jalouse d'un petit garçon de 7 ans quand j'en avais 14. J'ai demandé si je pouvais faire elle test moi aussi et on m'a dit que ça coûtait trop cher pour que le fasse aussi (il fallait pas mal de séance pour poser un verdict).
Sur le moment j'en ai vraiment voulue à mes parents de pas se rendre compte que j'allais pas bien mais d'aller payer des séances de psy à mon petit frère.
Et puis j'avais l'impression qu'il m'avait volé ma place en quelque sorte. Je savais plus ce que je devais faire pour me faire remarquer.
J'ai jamais aimé l'école à part pour voir mes amies et même parfois je voulais voir personne et je ramenais des bonnes notes seulement pour me dire que je décevais pas mes parents. Et en même temps ma mère me disait clairement que si elle était aussi cool avec moi (je suis plutôt proche de ma mère dans le sens où je l'aime beaucoup beaucoup) c'était seulement parce que j'avais des bonnes notes. Ça m'a fait paniqué parce que je me disais que j'étais coincée dans quelque chose que j'aimais même pas.
J'avais absolument aucun but futur, comme je le disais je me voyais morte à 18 ans donc j'arrivais pas à me projeter. J'avais pas de passion et tout ce que je faisait c'était pour recevoir l'approbation des gens.

J'ai commencé à me poser beaucoup de questions sur moi même. J'avais l'impression d'être égoïste, super négative, je culpabilisais de culpabiliser parce que je me disais que j'étais vraiment une merde pour être triste avec ce que j'avais. Je me suis forcée à être plus joyeuse et moins négative même lorsque j'étais seule, même si pour ça je devais tout cacher en moi.

Et au bout d'un moment ça a explosé. Je me suis réveillée un matin et j'ai fondu en larmes en répétant que je voulais pas aller à l'école et que j'étais à bout. Depuis quelques temps je dormais mal, je rêvais que ma famille mourrait et qu'elle m'abandonnait. Ce jour là je voulais juste pas me lever (en plus je devais me lever chaque matin à 5h45). Je me suis forcée et je me suis remise à pleurer en face de mes parents en me coiffant.
Ils me demandaient en boucle ce que j'avais et je disais juste que je voulais pas aller à l'école et que j'étais fatiguée.
Et ils ont fait quelques chose qui m'a vraiment fait du mal : ils hésitaient à me laisser à la maison et puis d'un coup ma mère ou mon père (je sais plus) m'a demandé si j'avais j'en évaluation aujourd'hui, j'ai pas osé mentir et j'ai donc dis oui. Mes parents m'ont donc dit d'aller à l'école et que ça allais passer. J'avais envie de leur crier dessus, de leur dire que non ça allait pas aller et que j'avais besoin d'aide. Mais j'ai rien fait, peut être juste un regard suppliant et puis c'est tout.
Ma mère a vraiment été choquée, elle a pensé que je me faisait harceler et donc elle a appelé les mères de mes amies les plus proches.
Une de mes amie m'a directement demandé si ça allait et je lui ai dit oui parce que clairement je voulais pas commencer à lui raconter ma vie. J'avais l'impression que ça valait pas la peine et que j'allais juste être chiante.

Après ça j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai demandé à ma mère si je pouvais aller voir un psy ou juste un médecin et elle m'a dit qu'il fallait d'abord que j'arrête de me concentrer sur moi et que je regarde ce qui m'entoure.... :grinning3:
Ce qu'elle m'a dit ça m'a fait vraiment mal, j'avais l'impression qu'on me comprenais pas et en même temps d'être une enfant pourri gâtée qui pensait qu'elle était la plus malheureuse de la Terre.
Je lui ai sourit et j'ai juste dit "d'accord y'a pas de soucis" et je lui en ai plus jamais reparlé.
À l'école pareil, j'ai craqué devant une amie et je lui ai juste dit que j'en avais marre et que je voulais mourir et ça m'a fait du bien sur le moment et après j'avais juste l'impression qu'elle avait pitié de moi et donc je suis un peu éloigné.
Un jour elle m'a demandé quand je comptais me suicider et je lui ai juste dit que ça allait mieux pour qu'elle s'inquiète plus.

J'ai passé le brevet et maintenant je suis en seconde et pendant les vacances j'allai bien mieux. Je dormais mieux et j'étais vraiment joyeuse, pas juste en surface. Et dès la rentrée je suis redevenue comme avant.
Avec mon amie super proche on s'est trouvé un groupe d'amie super. Je me sentais à l'aise avec elles et puis au bout d'un moment j'avais l'impression de plus reconnaître mon amie. On s'éloignait, elle restait moins avec moi et ça me rendais jalouse. Bien sûr je disais rien parce que j'étais personne pour lui dire de ne pas rester autant de temps avec telle ou telle personne. Mais à cause de son changement de comportement je me suis demandé si je l'avais pas étouffé et qu'elle en avait pas marre de moi.
En plus de ça j'avais l'impression d'être un peu la pièce ajoutée du groupe. Genre les autres filles restaient avec moi seulement à cause de mon amie (même si c'était pas vrai) et je voulais pas les ennuyer.
Quelques mois après la rentrée, j'en avais marre, j'avais de nouveau du mal à dormir, j'avais recommencé à m'arracher la peau et j'avais tout le temps des idées noires. Genre je pouvais rigoler avec mes amies et en même temps me dire que je voulais vraiment qu'on me tire une balle dans la tête alors que je m'amusais réellement. J'en ai parlé à personne et je me demandais souvent si il fallait pas juste que j'aille pleurer chez la cpe pour qu'elle dise à mes parents que j'allais pas bien.
Je repensais au fait que j'étais égoïste et à tout ce que j'avais fait, le comportement que j'avais pu avoir avec mes cousins et même avec d'autres personnes. J'avais l'impression d'être la méchante dans les films. J'étais jalouse d'une fille que je connaissais bien parce que j'avais l'impression qu'elle était trop heureuse dans sa vie et après je me sentais mal d'avoir ces pensées là.

Brefff en gros je comprenais plus rien à ce qui se passait dans ma tête.

On est aussi confiné chez moi et depuis mon état a empiré. Je dors encore moins bien, je suis sur les nerfs H24, je suis crevé toute la journée mais je le montre pas sinon on me le reproche. Je parle presque plus à mes amies parce que....je sais pas pourquoi en fait. Il y a quelques temps j'ai dit à une de mes amies que j'avais fait j'en crise de panique mais apparemment ça ne lui fait ni chaud ni froid. Mon oncle est mort et je stresse pour rien parce que je dois écrire à ma cousine (c'est pas une des cousine à qui je parlais plus) parce que j'ai l'impression qu'elle va m'insulter. Je sais même pas pourquoi je pense ça.
J'ai eu plusieurs crises de larmes qui duraient plusieurs heures. Ça m'arrivait de moins en moins. En gros, je pleure toute seule dans mon lit et je reste sur mon téléphone avec mon casque sur les oreilles. Je regarde des vidéos pour me changer les idées et souvent je me retrouve à aller sur le site SOS AMITIÉ en me disant que j'aimerai bien envoyer un message. Et après je me passe un coup d'eau sur le visage et je dors. Ça dure souvent 2 ou 3h. Et il est plutôt tard, du genre à minuit.
Et maintenant je viens d'apprendre que mon amies avec qui je suis super proche va déménager l'année prochaine. :cryingface: Comme je l'ai dit, je suis dépendante affective et lorsqu'elle me l'a dit j'étais vraiment pas bien. Je suis allé dans ma chambre et je me suis mise à pleurer. J'ai fait plein de scénario dans ma tête, du genre elle va plus se souvenir de moi ou alors je vais me retrouver seule toute l'année prochaine. J'ai fait la plupart de mes plans par rapport à elle et donc qu'elle soit plus là ça me fait perdre tout mes repères.
Je me suis vraiment décidé à venir écrire ce long pavé quand j'ai commencé à regarder quels sont médicaments utilisés lors des suicides. :pleading:

Je suis consciente que c'est décousu, super long et totalement incohérent mais j'avais vraiment besoin de raconter ça.
J'ai aussi conscience que ça à l'air grave et tout mais j'ai tendance à amplifier ce que je ressens donc je sais pas du tout si c'est en réalité aussi grave que ça.

Breff c'est vraiment long tout ça
Bisous bisou

Maintenant que je relis tout ça (je l'ai écris hier) j'ai juste l'impression d'être pathétique parce qu'on m'a proposé de l'aide à plein de reprise et j'ai jamais dit oui...donc c'est aussi un peu de ma faute en vrai.
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par Capucine
#657874
Bonjour Keema,

J'avoue qu'il est difficile comme ça te t'aider ou te conseiller, car dans le fond en te lisant, on cherche un peu à comprendre pourquoi tu te sens si mal.
Il y a un réel décalage entre ce que tu montre de toi, et ce que tu ressens, au fond de toi tu cris, tu souffres, tu hurle, mais personne ne t'entends car ce que tu montre n'est qu'un toute petite partie de ton mal être. Celui-ci t'empêche d'avoir confiance en toi, ce qui fait que oui tu es dépendante des autres, de leur affection, et c'est pour ça aussi que tu te rabaisse tant avec eux.
Tu as tellement peur de perdre une amie par exemple que tu te plieras à ses exigences, tu te soumettra à elle comme tu le dis si bien, car oui si tu commences à dire ce que tu penses et t'affirmer tu as peur qu'on te rejette.

Donc tu es dans une boucle infernale, dans un cercle vicieux qui te démontre que tu n'as pas confiance en toi, donc tu te sens nulle, donc peur que personne ne t'accepte ou t'aime, donc tu te raccroche aux gens, et tu n'as pas de bonne perception envers eux, sois ce sont de mauvaises personnes, mais tu as tellement peur d'être seule, que tu préfères encore leur compagnie, soit se sont de bonnes personnes, mais tu ne les vois pas comme tu devrais, tu leur ferais presque le reproche de pas se soucier de toi comme il faudrait, normal en vrai tu vas mal alors pourquoi on te le demande pas ? en vrai tu le montre pas, et je crois même que tu as peur de le montrer, peur de les faire fuir ! et du coup tu deviens envieuse, jalouse, normal aussi, pourquoi la personne serait-elle plus heureuse que toi, comment elle fait ? pourquoi toi tu n'arrives pas à allez mieux, et quand tu vas mieux, le mal être revient ... comme j'ai dis, c'est un cercle vicieux.

De plus, quand tu était plus jeune tu te faisais mal physiquement, normal aussi, c'est ce mal être au fond de toi qui devait sortir, et comme avec la parole tu n'arrivais pas à exprimer ta douleur, tu l'as faisais ressortir en te faisant mal jusqu'à saigner, ça permet de sortir le trop plein de souffrance en nous, faut bien trouver un moyen d'évacuer une partie de cette douleur, souffrance en nous, et les personnes qui font ça, c'est un signe d'un profond mal être en eux. De même que tes violences colères, c'est à ce moment là qu'une partie du trop plein de douleur devait sortir ...

Donc, tes parents dans le fond, et à travers ce que tu expliques, je les comprends en un sens, car ils n'ont vu que des bribes de certains moments où tu allais pas très bien, mais les parents, souvent ne veulent parfois pas voir à quel point c'est sérieux, où pensent que c'est une pseudo comédie, car l'enfant essaye de se jouer d'eux pour pas allez à l'école ou autre, donc souvent les parents, sont trop proche de leur enfants pour reconnaître un véritable mal être, c'est pour ça aussi, que souvent c'est une personne extérieure qui sera mieux à même de comprendre les choses, et même pour toi, en général une personne trop proche de nous ne peux pas faire cette distinction, et on a beaucoup de mal à dévoiler que ça va pas, et expliquer pourquoi à ses propres parents, alors on se recroqueville sur soi-même, on garde tout, mais cette douleur, tant qu'elle ne sera pas dévoilée, et surtout résolu, continuera à te tirer vers le bas, et tu continueras à avoir des idées noires, à pleurer et te sentir mal.

Donc il est là le problème, je le comprends, mais il faut trouver maintenant une personne extérieur à tes parents, pour discuter de tout ça, pour ensuite peut être en alerter tes parents, car j'ai peur que si tu racontes vraiment ta manière aujourd'hui de voir les choses, et tes idées noires, et suicidaire, je sais pas si tes parents te prendrais au sérieux, et ferait vraiment quelque chose ....
Je suis persuadée, que dans le fond il serait très surpris, car en vrai il ne mesure pas combien tu souffres, car oui tu as raison, tu ne leur a jamais vraiment dis, ça n'aura été que de simples mauvais passages pour eux.

Dans tous les cas, il faut trouver et déterminer ce qui te fais sentir ainsi, car tout ce que tu dis découle de quelque chose en toi, et je ne sais pas quoi, le manque de confiance en toi, la peur de pas être apprécier, te raccrocher aux gens, peur de te retrouver seule, la peur de pas être à la hauteur, te sentir nulle etc ... tout ça découle de quelque chose, mais, faut découvrir quoi !
Peut être tu devrais allez voir quand tu rentreras à l'école, un prof ou une infirmière, ou la CPE, mais faut que tu puisses véritablement expliquer, que tu vas très mal et que tu as des pensées suicidaires, ainsi, en disant ces mots forts, tu pourras attirer l'attention de quelqu'un car ensuite expliquer qu'il t'es difficile d'expliquer, car oui on a du mal à se comprendre soi-même, déjà de base, on se pose généralement souvent des questions, mais en plus quand on va mal, les mots ne sortent pas ou pas comme ils devraient être, il y a véritablement un faussé entre ce que tu essayes de dire, et ton ressenti. Et si trouves quelqu'un pour aborder le sujet, tu peux déjà donner le ton de ton ressenti, et expliquer, qu'il t'es difficile de dire à quel point tu es mal, car les mots sont pas aussi fort que ta détresse, que tu demande clairement de l'aide, car tu aimerais comprendre pourquoi tu es ainsi, et là, les gens commenceront à se dire, que c'est sérieux, qu'il faut trouver une personne qui arrivera à te faire parler et dire avec plus de précision ce qui te passe par la tête.

En tout cas, j'espère que tu trouveras quelqu'un déjà à qui en parler, car, c'est vrai c'est dur de parler, commencer à expliquer les choses, mais quand les choses sortent enfin, quand on se sent entouré, qu'on se sent enfin prit au sérieux, il y a déjà un soulagement ...
Je sais pas si je t'aurais aidé, mais j'espère que ça t'aidera à voir comment tu peux éventuellement faire ...
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par Keema
#657877
Salut ! Merci pour ta réponse Capucine :-)
Je pense que t'as raison, faudrait que j'en parle mais le problème c'est que je vois personne dans mon entourage à qui je pourrais dire ça. Je me vois vraiment pas le dire à mes amies, parce qu'elles ont trop cette vision joyeuse de moi et qu'elle comprendrait pas. Et de l'autre côté, j'ai l'impression que si je le dis aux infirmières ou à la CPE elles vont me juger et se dire que je cherche juste à avoir de l'attention. Le pire ce serait qu'elles me disent que c'est rien et la je pense pas si je vais pouvoir l'accepter.
Et en même temps j'ai pas envie de devenir un poids pour mes parents. Comme je l'ai dit c'est vraiment compliqué de se faire rembourser lorsqu'on est expatrié et tout est plus cher, en particulier la santé. Du coup je me dis qu'en plus de les décevoir je vais être un poids.
Je pense pas que mes parents ne vont pas comprendre ( en tout cas pas ma mère) parce qu'ils nous a toujours sensibilisé au harcèlement et au suicide mais y'a toute une différence quand c'est ton propre enfant.
Honnêtement j'oserai jamais leur dire ce que je ressent vraiment parce qu'il vont vouloir savoir pourquoi je suis comme ça et je pourrais rien leur dire parce que moi même je sais pas. Et puis je me dis que peut-être que c'est juste ma crise d'ado et que dans un an ou deux tout ira mieux.

En tout cas merci de m'avoir répondue, parce que c'était pas facile. Moi même en relisant je savais pas du tout comment un personne allait pouvoir répondre tellement c'est décousu. :grinning3:
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par Capucine
#657878
Je comprends bien ce que tu me dis, mais encore une fois, c'est toi qui souhaite pas avoir une aide, en cherchant pleins d'excuses, sur le jugement qu'on pourrait avoir sur toi, sur les problèmes que ça pourrait engendrer, sur ce qu'on va penser de toi, etc ...
Mais si tu te dis ça à chaque fois, tu ne sortiras pas de ce cercle vicieux, et tu le dis toi-même, quand on me tend la main, je l'a refuse, hors on ne peut pas aider quelqu'un qui refuse qu'on l'aide, donc ça devient ta responsabilité, de vouloir ou pas être mieux en toi ....

Donc si tu te dis ça ira mieux par la suite, que peut être c'est une mauvaise passe, alors ne pleure pas, quand tu as des envies suicidaires, alors dis toi que c'est dans ta tête, et essaye de voir les choses autrement, apprécie déjà ce que tu as, et raisonne toi autrement, essaye de voir le côté positif des choses et pas que le négatif, lorsqu'on ne fait que s'appuyer sur le mauvais, on ne voit que le mauvais, et on attire que le mauvais, alors oui tout ça c'est dur à appliquer, mais si tu veux déjà essayer de voir par toi-même, car tu n'arrives pas à en parler, alors fais ce travail avec toi, et évacue ton mal être en le rejetant, en te focalisant sur les bonnes choses.

J'espère que tu pourras aller mieux en tout cas, lâches prise, essayes de te tourner sur ce qui te plait, dis toi, que les personnes qui te côtoies aujourd'hui si elles sont avec toi, discutes et rigoles avec toi, c'est qu'elle t'apprécie, si elle t'apprécie, c'est que la manière dont tu te vois et totalement erronée, d'ailleurs, dès que tu en auras l'occasion la personne avec qui tu t'entends le mieux, poses lui juste la question : pourquoi m'apprécies tu ? et tu verras dans sa réponse comme cette personne te voit, ça te permettra de te rassurer aussi toi-même, et te dire que non, tu n'es pas nulle c'est toi qui te le dis, qui t'afflige cela, mais soit pas si dur avec toi-même prend les choses comme elle viennent et apprécies juste les choses simplement, et poses toi moins de questions, peut être déjà ça t'aidera un peu, au jour le jour à aller mieux :winking:
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par Keema
#657883
C'est vrai que je me trouve des excuses et je m'en rends compte. J'aimerais bien qu'on m'aide mais j'ai peur et j'arrive pas à m'arrêter de stresser sur ça.
Je pense que je vais essayer d'aller voir la CPE après le confinement et on verra bien ce qui se passera.
Lorsque tu dis qu'il faudrait que je vois le côté positif des choses, je suis d'accord. Mais le truc c'est que j'ai déjà essayé et ça n'a absolument pas marché. Ça marche pendant une semaine et après je me sens encore plus mal et ça devient presque un cercle vicieux.
Je te remercie quand même pour tes conseils, avoir un avis extérieur m'a aidé :smilingeyes: .
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par Capucine
#657886
Je sais c'est très difficile, notre mental peut partir très vite dans tous les sens ....

J'espère que tu trouveras le courage de parler, et comme je t'ai dis, pour que la personne que tu auras choisi te prenne au sérieux il faut au 1er abord, dire que ça va vraiment pas, que tu as des idées très noirs et que tu as du mal à trouver les mots, et a expliquer voire te confier, car je sais qu'il te sera difficile de commencer la conversation.
Donc si tu commences par ça, la personne te prendra bien entendu au sérieux et te posera des questions se qui te permettra de parler petit à petit, et hésites pas à dire, que tu as du mal à exprimer les choses, et que tu as l'impression que personne ne te comprends.

Dans tous les cas, c'est le 1er pas qui est difficile, mais dès que tu auras passé ce 1er pas, que la personne pourra enfin t'écouter, car tu as besoin d'une écoute, alors tout ça pourra peut être te sembler un peu plus léger, peut être un début d'une petit soulagement, faut que tu sois fier de toi, d'avoir eu ce courage ! d'aller enfin vers quelqu'un :winking:

Je te souhaite tout le courage dont tu auras besoin
Avatar du membre
par Keema
#657894
C'est sûr que ça va être difficile mais je vais essayer de faire taire mes peurs. :grinning:

Merci beaucoup pour tes réponses :smilingeyes: ça m'a vraiment aidé , je pense qu'il fallait juste que j'ai un peu de recul sur la situation et un avis extérieur.
par akiromina67
#658106
moi aussi j'endure les mémes problemes que toi et personnelement je lis et j'écrit sur wattpad je trouve que meme apres mon harcélement et l'incompréhension de mes parents je devrai me protéger et voir les bons cotés de la vie ; donc je lis . pour moi si tu lis tu t'imagine une vie belle et gai pleines de fleurs donc tu n'auras plus de temps pour pleurer sinon pour le someil achete des somniferes sans le dire a tes parents puisque tu veux le leurcacher et juste écris une lettre explicative chaque jour pour décompresser et mets les dans une boite et le jour de tes 18 ans brule les comme ca c'est un peu comme si tu allait changer de vie et etre heureuse . si tu sens que tu vas t'énerver pars sur pinterest et regardes des photos abstraites . commence aussi a peindre de l'abstrai pour te sentir vivante je me dis toujours ; si moi je suis moche au moins mes tableaux sont beaux
Bonne chance et surtout n'hésite pas a me parler en cas de probléme :drooling: :catsmiling: :grinning: :kiss: :lightbulb: :delighted: :delighted: :delighted:
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