Pleurer quand tout va bien?
Posté : 08 mars 2026, 14:36
Si j'y met un point d'interrogation ce n'est pas pour en évoquer la possibilité puisque je fais que verser des larmes depuis ce matin, mais plutôt pour en chercher une raison solide afin d'en comprendre le sens.
Tout va tellement bien!
Je suis aimée, j'aime éperdument, toute la semaine ,bien entourée et aidée j'ai affiné la préparation de notre mariage, j'ai trouvé ma tenue pour la partie civile , ma robe pour l'église à Adélaïde m'est offerte par mes sœurs, elle est magnifique, j'ai tellement hâte de la porter, beaucoup de ceux qui sont dans mon cœur feront le voyage en France pour être à mes côtés à la mairie, vraiment tout est merveilleux, et pourtant ce matin je me suis presque effondrée.
Je suis seule aujourd'hui, cela ne m'est pas arrivée depuis longtemps. Gwendal est à Paris en formation, sa sœur en we chez une copine et mes beaux-parents absents jusqu'a demain soir. Il ne reste près de moi que la grosse peluche vivante qui fait sûrement de son mieux pour absorber une part de mon mal être.
Dès le réveil je me suis sentie mal, fatiguée, presque triste.
J'ai ressenti des craintes qui n'étaient pas des peurs, des inquiétudes qui n'étaient pas des doutes, des souffrances qui n'étaient pas des maux, rien de tout çà, mais un profond trouble indéfinissable, questionnant.
Je crois bien sûr être un peu fatiguée, ce qui est un paradoxe puisque depuis l'été dernier je vis presque une année de vacances, mais je ressens aujourd'hui autre chose qui m'est inconnu.
Je me sais hypersensible, et pleurer spontanément m'est souvent arrivé, mais toujours je pouvais le relier à un événement, le plus souvent heureux, mais là je n'ai aucune explication.
Je vais épouser un garçon merveilleux, deux fois, à la mairie ici, puis à l'église chez moi. Sa famille,ses amis, les miens, tous en sont ravis et dans le partage.
Quand je me remémore ce que j'ai vécu depuis mon arrivée j'ai conscience d'être dans un rêve inimaginable.
Oui vraiment tout va bien!
Mon diplôme m'ouvre les portes du monde que je voulais côtoyer, mon chéri va exercer dès septembre à l'hôpital d'Adelaide, et si tout va bien il pourra dans 5 ans postuler à son rêve, il alors sûrement le temps sera venu pour une famille plus large, bien plus large.
Oui vraiment tout va bien.
Alors peut-être tout simplement que je commence à prendre conscience de la montagne aux pieds de laquelle je me trouve? Et si c'est le cas serai-je capable de la gravir ?
Moi qui me suis si longtemps camouflée dans des moments de solitude et de mélancolie, abris confortable pour protéger ma quête d'un idéal , je réalise petit à petit qu'une fois atteint cet idéal est magnifiquement exigeant et qu'être à sa hauteur devient maintenant ma raison de vivre.
Devant cet avenir je me suis senti d'un coup totalement démunie, débordée de questions sur ma capacité à donner, partager, offrir tout ce que mon coeur et mon corps promettent, et j'en ai pleuré des larmes au goût qui jusqu'à ce jour m'étaient inconnu, une sorte de parfum acide d'un manque qui me détruirait si je devais un jour l'affronter.
Il n'y a pourtant aucune raison puisque tout va merveilleusement bien, et pourtant j'ai un besoin incontrôlable de pleurer.
Maly.
Tout va tellement bien!
Je suis aimée, j'aime éperdument, toute la semaine ,bien entourée et aidée j'ai affiné la préparation de notre mariage, j'ai trouvé ma tenue pour la partie civile , ma robe pour l'église à Adélaïde m'est offerte par mes sœurs, elle est magnifique, j'ai tellement hâte de la porter, beaucoup de ceux qui sont dans mon cœur feront le voyage en France pour être à mes côtés à la mairie, vraiment tout est merveilleux, et pourtant ce matin je me suis presque effondrée.
Je suis seule aujourd'hui, cela ne m'est pas arrivée depuis longtemps. Gwendal est à Paris en formation, sa sœur en we chez une copine et mes beaux-parents absents jusqu'a demain soir. Il ne reste près de moi que la grosse peluche vivante qui fait sûrement de son mieux pour absorber une part de mon mal être.
Dès le réveil je me suis sentie mal, fatiguée, presque triste.
J'ai ressenti des craintes qui n'étaient pas des peurs, des inquiétudes qui n'étaient pas des doutes, des souffrances qui n'étaient pas des maux, rien de tout çà, mais un profond trouble indéfinissable, questionnant.
Je crois bien sûr être un peu fatiguée, ce qui est un paradoxe puisque depuis l'été dernier je vis presque une année de vacances, mais je ressens aujourd'hui autre chose qui m'est inconnu.
Je me sais hypersensible, et pleurer spontanément m'est souvent arrivé, mais toujours je pouvais le relier à un événement, le plus souvent heureux, mais là je n'ai aucune explication.
Je vais épouser un garçon merveilleux, deux fois, à la mairie ici, puis à l'église chez moi. Sa famille,ses amis, les miens, tous en sont ravis et dans le partage.
Quand je me remémore ce que j'ai vécu depuis mon arrivée j'ai conscience d'être dans un rêve inimaginable.
Oui vraiment tout va bien!
Mon diplôme m'ouvre les portes du monde que je voulais côtoyer, mon chéri va exercer dès septembre à l'hôpital d'Adelaide, et si tout va bien il pourra dans 5 ans postuler à son rêve, il alors sûrement le temps sera venu pour une famille plus large, bien plus large.
Oui vraiment tout va bien.
Alors peut-être tout simplement que je commence à prendre conscience de la montagne aux pieds de laquelle je me trouve? Et si c'est le cas serai-je capable de la gravir ?
Moi qui me suis si longtemps camouflée dans des moments de solitude et de mélancolie, abris confortable pour protéger ma quête d'un idéal , je réalise petit à petit qu'une fois atteint cet idéal est magnifiquement exigeant et qu'être à sa hauteur devient maintenant ma raison de vivre.
Devant cet avenir je me suis senti d'un coup totalement démunie, débordée de questions sur ma capacité à donner, partager, offrir tout ce que mon coeur et mon corps promettent, et j'en ai pleuré des larmes au goût qui jusqu'à ce jour m'étaient inconnu, une sorte de parfum acide d'un manque qui me détruirait si je devais un jour l'affronter.
Il n'y a pourtant aucune raison puisque tout va merveilleusement bien, et pourtant j'ai un besoin incontrôlable de pleurer.
Maly.