Deux mois au bord de l'océan

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Valona
Damoiselle
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Deux mois au bord de l'océan - Épisode 42

Virée vélo à risque

Ce jeudi matin, je peux enfin aller courir au grand air. Même si tout est encore mouillé des pluies de la nuit. D'éviter les flaques, de sauter au-dessus des endroits boueux, font partie de mon entraînement. Je m'amuse beaucoup car il faut anticiper, être adroite et surtout ne pas rater son saut. Sous peine de se retrouver les pieds trempés, les chaussettes pleines de terre. Pour couronner tout cela, il y a même quelques séquences ensoleillées. Je prends ma douche. Par contre, il vaut mieux porter un jeans et un sweat car la température ne dépasse guère 18° à dix heures trente. C'est en voiture que je me rends au port. Le nombre de touristes a considérablement chuté. Des moules que j'adore faire griller au barbecue. Deux belles sardines argentées.

Le repas de midi dans la véranda. Il persiste quelques nuages gris mais aucune réelle menace. Il est quatorze heures quand je suis sur ma bicyclette. Une température de 22°. Dans le petit sac à dos que je porte, mon leggings de lycra noir, mon sweat de lycra rouge. Je préfère prévoir pour le retour. Les fins d'après-midi voient apparaître de désagréables fraîcheurs. Tout cela ressemble à une fin d'été précipité et avec plus d'un mois d'avance. Nos "escrologistes" de plateaux de télévisions prétendront que cette météo automnale est la conséquence normale du réchauffement climatique. D'aller inexorablement vers une nouvelle ère glaciaire serait, d'après ces charlatans, la preuve du réchauffement de la planète. Je maudis ces salauds mercantiles aux ordres des lobbys qui ne reculent devant aucun mensonge.

C'est au retour, vers dix huit heures, que les choses se gâtent. Le ciel se charge à nouveau. Je ne suis qu'à une dizaine de kilomètres de la maison. Je m'arrête pour enfiler mon legging car en jupette, j'ai la chair de poule. Je croise nombre de cyclistes qui, comme moi, mettent leurs K-ways. Je pédale contre le vent, impatiente d'arriver avant la pluie. Je me cale derrière un groupe de coureurs cyclistes vêtues "Tour de France", des vrais car ils m'entraînent à plus de trente cinq kilomètres heure. Je surveille mon compteur. Je suis fière de leurs coller aux fesses. Ce sont mes "lièvres" et je me laisse emmener dans l'effort. J'arrive sous les toutes premières gouttes. Je l'ai échappé belle. Pendant la douche, je fais rissoler les deux sardines. Avec une salade de carottes, ce sera délicieux. Ce soir, lecture sous les draps. Là, je vais enfiler mon pyjama.
J'aime être vue au point d'en oublier de voir
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