Coucou Valona,
Merci pour ce joli récit de tes vacances au bord de l’océan, c’est un vrai plaisir de te lire ! J’adore la façon dont tu décris les paysages, les saveurs du marché et tes petites aventures à vélo. Ça donne tellement envie de s’évader un peu… Profite bien de cette belle période, de la solitude choisie et de tous ces moments gourmands et sportifs.
Hâte de lire la suite de tes aventures !
Deux mois au bord de l'océan
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- Damoiselle
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- Enregistré le : 15 juil. 2025, 17:58
Deux mois au bord de l'océan - Épisode 12
Merci "petitcrane" pour votre gentil témoignage. Je suis heureuse d'offrir d'agréables moments de lectures. Je vais donc continuer à partager mes petits récits. À bientôt...
De bons moments
C'est une habitude quotidienne. Jogging tous les matins après le petit déjeuner. La plupart du temps vers huit heures trente. Une heure de plaisir. Sur la plage, sur le chemin des prés ou au-dessus des falaises, sur le sentier côtier. Selon mon humeur, selon mon désir. Dès la douche prise, en fonction de la météo, je choisi mon bermuda ou ma jupette du jour. T-shirts ou sweats. Baskets ou sandalettes. Puis, sur ma bicyclette c'est le rituel du port. La saison touristique connaît son apogée entre le 14 juillet et le 15 août. Et cette année les asiatiques sont probablement les plus nombreux. J'entends parler l'Anglais, le Hollandais, l'Allemand, l'Espagnol et plus rarement le Français.
La météo est exactement comme j'aime. Température moyenne de 23°. Des alternances d'ensoleillement. Ce climat septentrionale propre au littoral de l'océan. Mes après-midi sont consacrées à des découvertes. Même si je connais parfaitement les lieux, il y a toujours un nouveau coin, un nouveau sentier. Cet après-midi j'ai fait du canoé avec la fille du patron du camping. Comme quand nous étions adolescentes. Avec séquences de fous rires. Comme les deux jours précédents, ce soir je retourne sur le port. En voiture. Il y a de superbes animations à partir de 21 heures. Des concerts. La municipalité privilégie cet été de vrais groupes plutôt que ces insupportables disc-jockey.
Ce soir c'est une chanteuse de jazz accompagnées de trois musiciens. Je réserve ma place à la terrasse du salon de thé par téléphone. Les gérants connaissent bien mes ruses. Les mêmes chaque été. Ainsi, je peux profiter du spectacle dans les toutes meilleures conditions. En savourant une coupe glacée. D'assister au coucher du soleil dans un ciel aux couleurs d'arc en ciel et de le voir disparaître sous la ligne d'horizon est un must. Surtout avec de la vraie musique, jouée par de vrais musiciens. Par contre, là, c'est un ciel d'orage.
Je file
De bons moments
C'est une habitude quotidienne. Jogging tous les matins après le petit déjeuner. La plupart du temps vers huit heures trente. Une heure de plaisir. Sur la plage, sur le chemin des prés ou au-dessus des falaises, sur le sentier côtier. Selon mon humeur, selon mon désir. Dès la douche prise, en fonction de la météo, je choisi mon bermuda ou ma jupette du jour. T-shirts ou sweats. Baskets ou sandalettes. Puis, sur ma bicyclette c'est le rituel du port. La saison touristique connaît son apogée entre le 14 juillet et le 15 août. Et cette année les asiatiques sont probablement les plus nombreux. J'entends parler l'Anglais, le Hollandais, l'Allemand, l'Espagnol et plus rarement le Français.
La météo est exactement comme j'aime. Température moyenne de 23°. Des alternances d'ensoleillement. Ce climat septentrionale propre au littoral de l'océan. Mes après-midi sont consacrées à des découvertes. Même si je connais parfaitement les lieux, il y a toujours un nouveau coin, un nouveau sentier. Cet après-midi j'ai fait du canoé avec la fille du patron du camping. Comme quand nous étions adolescentes. Avec séquences de fous rires. Comme les deux jours précédents, ce soir je retourne sur le port. En voiture. Il y a de superbes animations à partir de 21 heures. Des concerts. La municipalité privilégie cet été de vrais groupes plutôt que ces insupportables disc-jockey.
Ce soir c'est une chanteuse de jazz accompagnées de trois musiciens. Je réserve ma place à la terrasse du salon de thé par téléphone. Les gérants connaissent bien mes ruses. Les mêmes chaque été. Ainsi, je peux profiter du spectacle dans les toutes meilleures conditions. En savourant une coupe glacée. D'assister au coucher du soleil dans un ciel aux couleurs d'arc en ciel et de le voir disparaître sous la ligne d'horizon est un must. Surtout avec de la vraie musique, jouée par de vrais musiciens. Par contre, là, c'est un ciel d'orage.
Je file
J'aime être vue au point d'en oublier de voir
Deux mois au bord de l'océan - Épisode 13
Un séducteur de plage
Hier après-midi, après le repas, sur ma bicyclette, direction la plage. Il n'y a que quatre petits kilomètres. Le ciel est laiteux. Comme j'aime. Avec une température de 26°. Un léger vent du large. Il va être quatorze heures. Il y a du monde sur le sable. Mais les plages de l'Atlantique sont souvent tellement vastes qu'il est relativement simple de trouver à s'isoler. Je ferme ma bicyclette à cadenas derrière le magasin de souvenirs. Je marche en longeant les rochers. La marée est montante. Des gamins ont réalisé de magnifique châteaux de sable. Où alors sont-ce les papas ? J'étale mon plaid. J'ensable ma bouteille d'eau afin qu'elle reste fraîche le plus longtemps possible.
Je retire ma jupette et mon T-shirt. Mes sous-vêtements sont le bikini que je porte à la baignade. J'ai la peau naturellement mate. Le bronzage étant donc pour moi un concept abstrait. Mon petit sac à dos, contenant ma grande serviette, est le parfait oreiller. J'en tire mon livre. Je plonge très rapidement dans la lecture passionnante de l'ouvrage de Philippe Pascot "Pilleurs d'États". Il se lit comme un véritable thriller. C'est parfois tellement captivant qu'on peut relire toute une page en savourant chaque phrase. Chaque pertinence de l'auteur. Je me sens observée. Mon sixième sens fonctionne toujours d'une étonnante façon. Surtout lorsque je suis "absente" de la réalité qui m'entoure.
C'est un mec. La trentaine. Assis à une dizaine de mètres. Alors qu'il y a bien une centaine de mètres à l'entour pour s'isoler. << Bonjour ! >> lance t-il dès que je lève la tête. Je ne réponds pas. Non pas par manque de civilité mais parce que cette présence non souhaitée m'importune immédiatement. Il fume en plus. L'odeur détestable de sa cigarette arrive jusqu'à moi. Je me redresse alors qu'il me demande : << Vous voulez une cigarette ? >>. Je n'en crois pas mes oreilles. Je me lève, je plie mon plaid et je récupère mes affaires. Sans un mot je quitte l'endroit. Le type se met à m'invectiver. Le vrai, l'authentique con, dans toute sa splendeur. À la limite du vulgaire. Je m'installe un peu plus loin.
Là-bas, je vois le bougre qui se dirige vers ici. Je suis soulagée, il fait demi tour. Toutefois, vers dix sept heures, en partant, je reste d'une vigilance extrême. La piste cyclable est très fréquentée. Aucun risque. En tant que ceinture noire de karaté, je peux m'avérer une redoutable combattante. Ne laissant aucune chance à un agresseur éventuel. Je ne pratique pas cet art martial depuis petite dans un but de violence. Mais je sais que je n'hésiterai pas une seule seconde à me servir de mon savoir en cas de danger. Toutes les filles devraient posséder des connaissances en sports de combats. Le karaté devrait faire partie de l'éducation depuis l'école primaire. Toute mère devrait examiner très sérieusement cette activité pour sa fille...
Les crétins sont-ils de sorties les mardis après-midi ?
Hier après-midi, après le repas, sur ma bicyclette, direction la plage. Il n'y a que quatre petits kilomètres. Le ciel est laiteux. Comme j'aime. Avec une température de 26°. Un léger vent du large. Il va être quatorze heures. Il y a du monde sur le sable. Mais les plages de l'Atlantique sont souvent tellement vastes qu'il est relativement simple de trouver à s'isoler. Je ferme ma bicyclette à cadenas derrière le magasin de souvenirs. Je marche en longeant les rochers. La marée est montante. Des gamins ont réalisé de magnifique châteaux de sable. Où alors sont-ce les papas ? J'étale mon plaid. J'ensable ma bouteille d'eau afin qu'elle reste fraîche le plus longtemps possible.
Je retire ma jupette et mon T-shirt. Mes sous-vêtements sont le bikini que je porte à la baignade. J'ai la peau naturellement mate. Le bronzage étant donc pour moi un concept abstrait. Mon petit sac à dos, contenant ma grande serviette, est le parfait oreiller. J'en tire mon livre. Je plonge très rapidement dans la lecture passionnante de l'ouvrage de Philippe Pascot "Pilleurs d'États". Il se lit comme un véritable thriller. C'est parfois tellement captivant qu'on peut relire toute une page en savourant chaque phrase. Chaque pertinence de l'auteur. Je me sens observée. Mon sixième sens fonctionne toujours d'une étonnante façon. Surtout lorsque je suis "absente" de la réalité qui m'entoure.
C'est un mec. La trentaine. Assis à une dizaine de mètres. Alors qu'il y a bien une centaine de mètres à l'entour pour s'isoler. << Bonjour ! >> lance t-il dès que je lève la tête. Je ne réponds pas. Non pas par manque de civilité mais parce que cette présence non souhaitée m'importune immédiatement. Il fume en plus. L'odeur détestable de sa cigarette arrive jusqu'à moi. Je me redresse alors qu'il me demande : << Vous voulez une cigarette ? >>. Je n'en crois pas mes oreilles. Je me lève, je plie mon plaid et je récupère mes affaires. Sans un mot je quitte l'endroit. Le type se met à m'invectiver. Le vrai, l'authentique con, dans toute sa splendeur. À la limite du vulgaire. Je m'installe un peu plus loin.
Là-bas, je vois le bougre qui se dirige vers ici. Je suis soulagée, il fait demi tour. Toutefois, vers dix sept heures, en partant, je reste d'une vigilance extrême. La piste cyclable est très fréquentée. Aucun risque. En tant que ceinture noire de karaté, je peux m'avérer une redoutable combattante. Ne laissant aucune chance à un agresseur éventuel. Je ne pratique pas cet art martial depuis petite dans un but de violence. Mais je sais que je n'hésiterai pas une seule seconde à me servir de mon savoir en cas de danger. Toutes les filles devraient posséder des connaissances en sports de combats. Le karaté devrait faire partie de l'éducation depuis l'école primaire. Toute mère devrait examiner très sérieusement cette activité pour sa fille...
Les crétins sont-ils de sorties les mardis après-midi ?
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Re: Deux mois au bord de l'océan
Salut Valona
Tu vis de si belles vacances. Je m’abonne pour la suite.
Et au passage, tu as une très belle plume. Ce n’est plus fréquent ça
Profite à fond, et continue de nous raconter
Tu vis de si belles vacances. Je m’abonne pour la suite.
Et au passage, tu as une très belle plume. Ce n’est plus fréquent ça
Profite à fond, et continue de nous raconter
Deux mois au bord de l'océan - Épisode 14
Merci "Gédéone74" pour votre gentil commentaire. En effet, j'aime écrire. Si je n'étais pas animée par la passion des sciences, j'aurais peut-être choisi un cursus littéraire. Je suis toutefois bien meilleure en mathématique. Je continue mes récits avec une pensée particulière pour vous.
La fête foraine
Avec Emma, ma copine de vacances, nous aimons partager des aventures. Nous nous connaissons depuis le début de l'adolescence. Emma est la fille des propriétaires du camping. Des gens très gentils et surtout "vieille France" comme je les aime. Dans le camping qu'ils exploitent, une piscine, un mini golf et une petite salle de fêtes. Tous les ans, entre le 14 juillet et le 21 juillet, ils accueillent les forains. Ce qui attire les gens du bourg autant que les vacanciers. Sur le terrain qui jouxte les bungalows. La sélection est extrêmement rigoureuse et ce sont chaque année les mêmes professionnels.
C'est amusant de me retrouver adolescente et de déambuler en soirée entre les manèges. Savourant un cône glacé ou, comme hier soir, une gaufre à la chantilly. Emma suit des études de droits. Son désir d'exercer dans la magistrature l'anime de la même froide détermination que la mienne. Parmi les manèges il y a celui des autos tamponneuse. Je ne m'y suis plus assise depuis au moins dix ans. Je me suis amusée comme une folle. Crise de fous rires. Emma et moi, véritables furies du volant, prenions plaisir à tamponner celles pilotées par des garçons. De préférences les "beaux gosses".
J'ai beau insister pour l'emmener en virée vélo avec moi, elle s'y refuse. Pas très sportive. Certes, son job d'été reste de seconder ses parents. C'est une bosseuse. Mais elle pourrait tout de même s'aménager quelques moments de détentes. Ses parents l'incitent à m'accompagner. Rien à faire. Elle préfère l'animation du camping, les nouveaux arrivants, les départs. Ses talents d'animatrices également. Peut-être que ce dimanche après-midi acceptera t-elle d'assister au concert philharmonique donné en plein air sur la place de l'hôtel de ville du bourg voisin ? Peut-être. Je vais la "travailler au corps"...
À bientôt
La fête foraine
Avec Emma, ma copine de vacances, nous aimons partager des aventures. Nous nous connaissons depuis le début de l'adolescence. Emma est la fille des propriétaires du camping. Des gens très gentils et surtout "vieille France" comme je les aime. Dans le camping qu'ils exploitent, une piscine, un mini golf et une petite salle de fêtes. Tous les ans, entre le 14 juillet et le 21 juillet, ils accueillent les forains. Ce qui attire les gens du bourg autant que les vacanciers. Sur le terrain qui jouxte les bungalows. La sélection est extrêmement rigoureuse et ce sont chaque année les mêmes professionnels.
C'est amusant de me retrouver adolescente et de déambuler en soirée entre les manèges. Savourant un cône glacé ou, comme hier soir, une gaufre à la chantilly. Emma suit des études de droits. Son désir d'exercer dans la magistrature l'anime de la même froide détermination que la mienne. Parmi les manèges il y a celui des autos tamponneuse. Je ne m'y suis plus assise depuis au moins dix ans. Je me suis amusée comme une folle. Crise de fous rires. Emma et moi, véritables furies du volant, prenions plaisir à tamponner celles pilotées par des garçons. De préférences les "beaux gosses".
J'ai beau insister pour l'emmener en virée vélo avec moi, elle s'y refuse. Pas très sportive. Certes, son job d'été reste de seconder ses parents. C'est une bosseuse. Mais elle pourrait tout de même s'aménager quelques moments de détentes. Ses parents l'incitent à m'accompagner. Rien à faire. Elle préfère l'animation du camping, les nouveaux arrivants, les départs. Ses talents d'animatrices également. Peut-être que ce dimanche après-midi acceptera t-elle d'assister au concert philharmonique donné en plein air sur la place de l'hôtel de ville du bourg voisin ? Peut-être. Je vais la "travailler au corps"...
À bientôt
J'aime être vue au point d'en oublier de voir
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- Damoiselle
- Messages : 2
- Enregistré le : 18 juil. 2025, 15:13
Re: Deux mois au bord de l'océan
Coucou Valona,
Merci beaucoup pour ce partage si détaillé et vivant de tes vacances au bord de l’océan ! On ressent vraiment toute la douceur et la joie que tu y trouves, entre les balades à vélo, les marchés, la mer et les petits plaisirs gourmands. Ta façon de raconter donne envie d’être là, à tes côtés, pour profiter de ce cadre idyllique.
Je te souhaite de belles journées de solitude choisie, qui semblent t’apporter beaucoup de sérénité et d’énergie. Profite bien de chaque moment, et hâte de lire la suite de tes aventures, entre soleil, lectures et mini golf !
À bientôt sur le forum :)
Merci beaucoup pour ce partage si détaillé et vivant de tes vacances au bord de l’océan ! On ressent vraiment toute la douceur et la joie que tu y trouves, entre les balades à vélo, les marchés, la mer et les petits plaisirs gourmands. Ta façon de raconter donne envie d’être là, à tes côtés, pour profiter de ce cadre idyllique.
Je te souhaite de belles journées de solitude choisie, qui semblent t’apporter beaucoup de sérénité et d’énergie. Profite bien de chaque moment, et hâte de lire la suite de tes aventures, entre soleil, lectures et mini golf !
À bientôt sur le forum :)
Deux mois au bord de l'océan - Épisode 15
Merci "delphine88" pour vos gentilles appréciations. Vous savez, je partage mes aventures avec une satisfaction double. Celle de raconter, car j'aime la narration par l'expression écrite. Celle d'offrir un peu d'évasions à toutes les filles qui ne partent pas en vacances. Elles sont hélas de plus en plus nombreuses. Je vous souhaite de belles lectures et de belles découvertes ici.
Découverte insolite
Hier après-midi, vendredi, lors d'une de mes escapades à bicyclette, je quitte la piste cyclable pour m'engager dans le chemin de gauche. Depuis plusieurs jours, mon attention est attirée par ces grands bâtiments de briques rouges que j'aperçois à quelques centaines de mètres. Le chemin est pierreux mais en étant vigilante et prudente, il est parfaitement praticable. Mon VTC est d'ailleurs conçu pour ce genre d'épreuves. Il y a bien une centaine de moutons dans le pré. Ils m'observent avec bienveillance. Je m'arrête toujours pour chanter une chanson aux animaux. Je crois qu'ils aiment. Même si je chante faux. Une véritable crécelle désaccordée.
J'arrive à proximité des bâtiments. Ils sont à l'abandon. Dans le vaste hangar qui les jouxte, deux agriculteurs qui accrochent des remorques à leurs tracteurs. Ils me saluent de la main levé. Je fais de même. Je descends de ma machine que je pousse pour monter la rampe en béton. Elle mène à des quais contre lesquels des camions se garaient probablement en marche arrière. Les immenses volets métalliques sont levés. Personne. La proximité des deux agriculteurs est sécurisante. J'entre dans le hall en tenant ma bicyclette. Il y a là des carcasses de camionnettes et même des moteurs éclatés. À même le béton du sol. Tout est vieux. Des toiles d'araignées géantes.
Mes yeux s'habituent à l'obscurité toute relative car il fait beau. À une vingtaine de mètres au-dessus de ma tête, les poutrelles en acier de la charpente. Un toit fait de tôles ondulées. C'est plutôt sinistre. Une odeur âcre. Faite d'huiles de vidange et d'hydrocarbures. Je fais le tour, prête à sauter sur mon vélo pour filer à toute vitesse. Il faudra que j'emmène Emma pour lui montrer. Elle est aussi "exploratrice" que moi. Là, au fond, une large porte. Je reste dans l'encadrement. Ce sont des alignements de placards d'acier gris à droite, de cabines de douche à gauche et des cabinets de toilettes au fond. Le carrelage en damier noir et jaune est crevassé dans de nombreux endroits. Par les grandes fenêtres grillagées, la lumière entre à plein.
C'est glauque, dégoûtant et répugnant. Des boîtes de conserves et des emballages jonchent le sol. Les portes des toilettes arrachées dévoilent des cuvettes de faïence jaunie à moitié arrachées sur des trous noirs. Ce qui m'interpelle, c'est ce trou parfaitement rond dans la cloison du dernier cabinet. Une flèche tracée au marqueur et une inscription indiquent "Gloryhole". Environ cinq centimètres de diamètre. Cet orifice est très suggestif. Se prêtant à des fantasmes bien compréhensibles. J'en éprouve un soudain frisson. Et si "quelque chose" jaillissait soudain de cette ouverture ? Quelle serait ma réaction ? Une étrange sensation m'envahit. Qui flatte ma psyché. Je ne m'attarde pas. Ces pensées me frustrent agréablement.
En sortant du bâtiment, je découvre que le ciel se charge de nuages. Je m'arrête près des deux agriculteurs. Ils m'apprennent que c'était une entreprise de transport qui s'était installée ici jusqu'au début des années quatre vingt dix. Que depuis tout est à l'abandon. Sauf ce hangar qui sert aux exploitants de la région. Ils y entreposent leurs machines ainsi que du matériel. De retour sur la piste cyclable, je ne peux m'empêcher de penser à ce curieux trou. L'inscription. J'arrive à la maison sous les premières gouttes. À peine suis-je sous la douche que des éclairs zèbrent les cieux et que des coups de tonnerres résonnent dans un vacarme infernal. Ce soir, cinéma avec Emma. Nous allons voir Jurassick World...
Découverte insolite
Hier après-midi, vendredi, lors d'une de mes escapades à bicyclette, je quitte la piste cyclable pour m'engager dans le chemin de gauche. Depuis plusieurs jours, mon attention est attirée par ces grands bâtiments de briques rouges que j'aperçois à quelques centaines de mètres. Le chemin est pierreux mais en étant vigilante et prudente, il est parfaitement praticable. Mon VTC est d'ailleurs conçu pour ce genre d'épreuves. Il y a bien une centaine de moutons dans le pré. Ils m'observent avec bienveillance. Je m'arrête toujours pour chanter une chanson aux animaux. Je crois qu'ils aiment. Même si je chante faux. Une véritable crécelle désaccordée.
J'arrive à proximité des bâtiments. Ils sont à l'abandon. Dans le vaste hangar qui les jouxte, deux agriculteurs qui accrochent des remorques à leurs tracteurs. Ils me saluent de la main levé. Je fais de même. Je descends de ma machine que je pousse pour monter la rampe en béton. Elle mène à des quais contre lesquels des camions se garaient probablement en marche arrière. Les immenses volets métalliques sont levés. Personne. La proximité des deux agriculteurs est sécurisante. J'entre dans le hall en tenant ma bicyclette. Il y a là des carcasses de camionnettes et même des moteurs éclatés. À même le béton du sol. Tout est vieux. Des toiles d'araignées géantes.
Mes yeux s'habituent à l'obscurité toute relative car il fait beau. À une vingtaine de mètres au-dessus de ma tête, les poutrelles en acier de la charpente. Un toit fait de tôles ondulées. C'est plutôt sinistre. Une odeur âcre. Faite d'huiles de vidange et d'hydrocarbures. Je fais le tour, prête à sauter sur mon vélo pour filer à toute vitesse. Il faudra que j'emmène Emma pour lui montrer. Elle est aussi "exploratrice" que moi. Là, au fond, une large porte. Je reste dans l'encadrement. Ce sont des alignements de placards d'acier gris à droite, de cabines de douche à gauche et des cabinets de toilettes au fond. Le carrelage en damier noir et jaune est crevassé dans de nombreux endroits. Par les grandes fenêtres grillagées, la lumière entre à plein.
C'est glauque, dégoûtant et répugnant. Des boîtes de conserves et des emballages jonchent le sol. Les portes des toilettes arrachées dévoilent des cuvettes de faïence jaunie à moitié arrachées sur des trous noirs. Ce qui m'interpelle, c'est ce trou parfaitement rond dans la cloison du dernier cabinet. Une flèche tracée au marqueur et une inscription indiquent "Gloryhole". Environ cinq centimètres de diamètre. Cet orifice est très suggestif. Se prêtant à des fantasmes bien compréhensibles. J'en éprouve un soudain frisson. Et si "quelque chose" jaillissait soudain de cette ouverture ? Quelle serait ma réaction ? Une étrange sensation m'envahit. Qui flatte ma psyché. Je ne m'attarde pas. Ces pensées me frustrent agréablement.
En sortant du bâtiment, je découvre que le ciel se charge de nuages. Je m'arrête près des deux agriculteurs. Ils m'apprennent que c'était une entreprise de transport qui s'était installée ici jusqu'au début des années quatre vingt dix. Que depuis tout est à l'abandon. Sauf ce hangar qui sert aux exploitants de la région. Ils y entreposent leurs machines ainsi que du matériel. De retour sur la piste cyclable, je ne peux m'empêcher de penser à ce curieux trou. L'inscription. J'arrive à la maison sous les premières gouttes. À peine suis-je sous la douche que des éclairs zèbrent les cieux et que des coups de tonnerres résonnent dans un vacarme infernal. Ce soir, cinéma avec Emma. Nous allons voir Jurassick World...
J'aime être vue au point d'en oublier de voir
Deux mois au bord de l'océan - Épisode 16
Une bonne rincée
Le dimanche, pas de jogging. Grasse matinée jusqu'aux environs de neuf heures. Il faut préciser qu'avec Emma, hier soir, nous sommes rentrées du cinéma très tard. Jurassick World se regarde comme du très grand cinéma hollywoodien. Du grandiose. Je recommande à toutes celles et à tous ceux qui aiment s'offrir des frissons comparables aux montagnes Russes des parcs d'attractions. Ce matin, le ciel est parcouru de nuages blancs. La météo annonce des changements climatiques pour midi. Un bon petit déjeuner à l'Anglo-Saxonne. Bacon, œufs, pain complet grillé. Une douche. Je vais me promener. Chanter pour mes amies les vaches qui se rapprochent des clôtures. Je les plains car elles sont importunées par des myriades de mouches.
En passant derrière l'exploitation agricole de notre plus proche voisin, je rencontre madame Nathan. Nous bavardons un peu. Elle nourrit les porcs que le couple élève pour la viande en les laissant en extérieurs à l'année. Ils sont énormes, gras mais musclés et peuvent évoluer dans un environnement naturel. Ils sont propres. Madame Nathan me raconte que, les nuits, des sangliers viennent rejoindre leurs cousins domestiqués. Des amitiés qui en découlent. Les porcs adoptent rapidement le comportements de leurs ancêtres porcins qui viennent les visiter en hordes. Il faut donc entourer les potagers de hauts et épais grillages. Les sangliers ont une force prodigieuse, n'ont aucun scrupule et ne craignent plus vraiment les humains. Elle me confie que son mari est quelquefois obligé de les effrayer afin qu'ils s'en aillent. En tirant au fusil mais vers le ciel. Les chasseurs de la région s'en occupent. Heureusement.
Après le repas, malgré un ciel menaçant. Emplit de lourds nuages noirs, je pars à bicyclette. J'ai trop envie d'aller me balader. D'aller faire un mini golf au camping. De faire un coucou à Emma. Je suis à mi chemin quand des éclairs illuminent tout autour de moi. Je fais demi tour. C'est soudain comme au crépuscule. Plutôt inquiète, je pédale à toute vitesse. J'ai déjà parcouru trois kilomètres. Des rafales de vent m'obligent à empoigner fermement les poignées du guidon de ma machine. Ça y est. Des hallebardes tombent des cieux. D'une violences folle. S'il devait tomber des grêlons, je serai assommée. Des coups de tonnerre qui font trembler le sol. Mes pneus glissent sur l'asphalte de la piste cyclable transformée en rivière. Je croise d'autres fous. Silhouettes fébriles dans la pénombre. Autant de fantômes dans leurs capes de pluie. Je suis vêtue de mon dérisoire K-ways.
J'arrive enfin à la maison. Trempée jusqu'aux os. Mon petit sac à dos n'est plus qu'une serpillère. j'en retire le contenu, les fruits, la paire de jumelles. Mes baskets ne sont plus qu'éponges. Je trouve le réconfort sous une douche salvatrice. J'entends les bourrasques jeter des paquets d'eau contre les vitres. Je ne me souviens pas d'avoir connu un tel orage. Mais, c'est ce qu'on se dit toujours après un évènement extraordinaires. Là, il est un peu plus de quinze heures. La pluie a cessé. Il y a même des séquences ensoleillées. Je reste nue à déambuler dans la cuisine où je me prépare une grosse coupe glacée. Après tout, je l'ai bien mérité. Je ne tenterai plus de sorties vélo cet après-midi. C'est avec la voiture que j'irai faire mon mini golf...
Le dimanche, pas de jogging. Grasse matinée jusqu'aux environs de neuf heures. Il faut préciser qu'avec Emma, hier soir, nous sommes rentrées du cinéma très tard. Jurassick World se regarde comme du très grand cinéma hollywoodien. Du grandiose. Je recommande à toutes celles et à tous ceux qui aiment s'offrir des frissons comparables aux montagnes Russes des parcs d'attractions. Ce matin, le ciel est parcouru de nuages blancs. La météo annonce des changements climatiques pour midi. Un bon petit déjeuner à l'Anglo-Saxonne. Bacon, œufs, pain complet grillé. Une douche. Je vais me promener. Chanter pour mes amies les vaches qui se rapprochent des clôtures. Je les plains car elles sont importunées par des myriades de mouches.
En passant derrière l'exploitation agricole de notre plus proche voisin, je rencontre madame Nathan. Nous bavardons un peu. Elle nourrit les porcs que le couple élève pour la viande en les laissant en extérieurs à l'année. Ils sont énormes, gras mais musclés et peuvent évoluer dans un environnement naturel. Ils sont propres. Madame Nathan me raconte que, les nuits, des sangliers viennent rejoindre leurs cousins domestiqués. Des amitiés qui en découlent. Les porcs adoptent rapidement le comportements de leurs ancêtres porcins qui viennent les visiter en hordes. Il faut donc entourer les potagers de hauts et épais grillages. Les sangliers ont une force prodigieuse, n'ont aucun scrupule et ne craignent plus vraiment les humains. Elle me confie que son mari est quelquefois obligé de les effrayer afin qu'ils s'en aillent. En tirant au fusil mais vers le ciel. Les chasseurs de la région s'en occupent. Heureusement.
Après le repas, malgré un ciel menaçant. Emplit de lourds nuages noirs, je pars à bicyclette. J'ai trop envie d'aller me balader. D'aller faire un mini golf au camping. De faire un coucou à Emma. Je suis à mi chemin quand des éclairs illuminent tout autour de moi. Je fais demi tour. C'est soudain comme au crépuscule. Plutôt inquiète, je pédale à toute vitesse. J'ai déjà parcouru trois kilomètres. Des rafales de vent m'obligent à empoigner fermement les poignées du guidon de ma machine. Ça y est. Des hallebardes tombent des cieux. D'une violences folle. S'il devait tomber des grêlons, je serai assommée. Des coups de tonnerre qui font trembler le sol. Mes pneus glissent sur l'asphalte de la piste cyclable transformée en rivière. Je croise d'autres fous. Silhouettes fébriles dans la pénombre. Autant de fantômes dans leurs capes de pluie. Je suis vêtue de mon dérisoire K-ways.
J'arrive enfin à la maison. Trempée jusqu'aux os. Mon petit sac à dos n'est plus qu'une serpillère. j'en retire le contenu, les fruits, la paire de jumelles. Mes baskets ne sont plus qu'éponges. Je trouve le réconfort sous une douche salvatrice. J'entends les bourrasques jeter des paquets d'eau contre les vitres. Je ne me souviens pas d'avoir connu un tel orage. Mais, c'est ce qu'on se dit toujours après un évènement extraordinaires. Là, il est un peu plus de quinze heures. La pluie a cessé. Il y a même des séquences ensoleillées. Je reste nue à déambuler dans la cuisine où je me prépare une grosse coupe glacée. Après tout, je l'ai bien mérité. Je ne tenterai plus de sorties vélo cet après-midi. C'est avec la voiture que j'irai faire mon mini golf...
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Deux mois au bord de l'océan - Épisode 17
Promenade en tracteur
C'est avec le K-ways, en restant sur la route, que j'ai pratiqué le jogging de mon lundi matin. Les sols détrempés par les pluies de la nuit m'ont dissuadé de courir le long des chemins habituels. C'est en revenant sous de belles séquences d'ensoleillement que je rencontre monsieur Nathan. Il donne à manger à ses porcs. Ils sont une douzaine. Énormes. Bien nourris. Nous bavardons un peu ensemble lorsqu'il me propose de l'accompagner cet après-midi. Il est impératif de rentrer les meules de foin avant qu'elles ne s'imprègnent d'eau malgré leurs emballages de cellophane. C'est avec joie que j'accepte. Avec cette météo instable, cette activité me paraît la plus appropriée.
Il est quatorze heures quand un coup de klaxon m'avertit. Je regarde par la fenêtre de la cuisine. Monsieur Nathan sur un tracteur. L'avant est muni d'une double fourche. Je suis prête. Bermuda, sweat et baskets. Quelques gouttes de pluie. Je monte pour m'installer dans l'habitacle. C'est une banquette. J'y suis assise assez confortablement. Certes, ce n'est pas le moelleux des sièges de la Mercedes. Monsieur Nathan a toujours été agriculteur. Il me raconte d'amusantes anecdotes passées. Nous avançons sur l'étroite route communale. Nous contournons le bourg. La pluie cesse. Là-bas, une trentaine de meules de foin. Cylindriques. L'employé nous attend avec la remorque. C'est une manœuvre virtuose.
Monsieur Nathan avance, ralentit, enfonce les deux lames plates de la fourche dans la meule. L'ensemble se soulève grâce à un vérin. Il dépose délicatement la meule sur la remorque. J'assiste à ce tour de force avec admiration. Il faut beaucoup d'adresse et d'habitude car monsieur Nathan empile les meules sur trois niveaux et sur deux rangées. Cinq sur le premier niveau. Quatre sur le second, trois sur le dernier. Deux fois. Vingt quatre meules partent en direction du hangar prévu à cet usage. Il faudra reproduire l'opération trois fois. Ce sera le fourrage pour les bêtes cet hiver. Pour une cinquantaine de vaches, monsieur Nathan prétend que toutes ces meules suffiront tout juste. Sept mois de nourriture tout au plus.
Je suis de retour pour dix sept heures. Sous un ciel dégagé et un soleil généreux. Monsieur Nathan me dépose. Je le remercie pour cette belle aventure. Je me prépare le thé que j'accompagne de petits gâteaux secs. C'est que le grand air ouvre l'appétit. Je quitte la maison pour rejoindre Emma. Nous irons assister à un concert dans la salle polyvalente du bourg voisin. Ses parents m'ont invité à partager le repas du soir. J'apporte le dessert. Une tarte aux melon d'après une recette "Marmiton" que j'ai confectionné dans la matinée. J'adore faire de la pâtisserie car c'est "scientifique". Il faut suivre scrupuleusement la formule. Pas d'improvisations dans ce domaine.
À bientôt
C'est avec le K-ways, en restant sur la route, que j'ai pratiqué le jogging de mon lundi matin. Les sols détrempés par les pluies de la nuit m'ont dissuadé de courir le long des chemins habituels. C'est en revenant sous de belles séquences d'ensoleillement que je rencontre monsieur Nathan. Il donne à manger à ses porcs. Ils sont une douzaine. Énormes. Bien nourris. Nous bavardons un peu ensemble lorsqu'il me propose de l'accompagner cet après-midi. Il est impératif de rentrer les meules de foin avant qu'elles ne s'imprègnent d'eau malgré leurs emballages de cellophane. C'est avec joie que j'accepte. Avec cette météo instable, cette activité me paraît la plus appropriée.
Il est quatorze heures quand un coup de klaxon m'avertit. Je regarde par la fenêtre de la cuisine. Monsieur Nathan sur un tracteur. L'avant est muni d'une double fourche. Je suis prête. Bermuda, sweat et baskets. Quelques gouttes de pluie. Je monte pour m'installer dans l'habitacle. C'est une banquette. J'y suis assise assez confortablement. Certes, ce n'est pas le moelleux des sièges de la Mercedes. Monsieur Nathan a toujours été agriculteur. Il me raconte d'amusantes anecdotes passées. Nous avançons sur l'étroite route communale. Nous contournons le bourg. La pluie cesse. Là-bas, une trentaine de meules de foin. Cylindriques. L'employé nous attend avec la remorque. C'est une manœuvre virtuose.
Monsieur Nathan avance, ralentit, enfonce les deux lames plates de la fourche dans la meule. L'ensemble se soulève grâce à un vérin. Il dépose délicatement la meule sur la remorque. J'assiste à ce tour de force avec admiration. Il faut beaucoup d'adresse et d'habitude car monsieur Nathan empile les meules sur trois niveaux et sur deux rangées. Cinq sur le premier niveau. Quatre sur le second, trois sur le dernier. Deux fois. Vingt quatre meules partent en direction du hangar prévu à cet usage. Il faudra reproduire l'opération trois fois. Ce sera le fourrage pour les bêtes cet hiver. Pour une cinquantaine de vaches, monsieur Nathan prétend que toutes ces meules suffiront tout juste. Sept mois de nourriture tout au plus.
Je suis de retour pour dix sept heures. Sous un ciel dégagé et un soleil généreux. Monsieur Nathan me dépose. Je le remercie pour cette belle aventure. Je me prépare le thé que j'accompagne de petits gâteaux secs. C'est que le grand air ouvre l'appétit. Je quitte la maison pour rejoindre Emma. Nous irons assister à un concert dans la salle polyvalente du bourg voisin. Ses parents m'ont invité à partager le repas du soir. J'apporte le dessert. Une tarte aux melon d'après une recette "Marmiton" que j'ai confectionné dans la matinée. J'adore faire de la pâtisserie car c'est "scientifique". Il faut suivre scrupuleusement la formule. Pas d'improvisations dans ce domaine.
À bientôt
J'aime être vue au point d'en oublier de voir
Deux mois au bord de l'océan - Épisode 18
Expositions d'Art
Avec cette météo maussade, avec ce ciel constamment menaçant, après mon jogging, après ma douche, j'ai préféré préparer un programme différent pour ma journée. J'ai consacré la matinée à travailler à ma future thèse. Je pose des idées sur le papier. Je trie. Je ne jette pas. J'archive. Je sais par expérience que le meilleur est souvent dans ce qu'on élimine. La préparation de mon repas de midi. J'ai panné un filet de colin. Chauffé à la poêle. Des pommes de terres coupées en fines tranches également poêlées. Une sauce au fromage. Une laitue en salade pour l'accompagnement. Je me suis régalée. Mes parents rentrent de leur croisière samedi en début d'après-midi. Avec mon papy et ma mamie. J'irai les récupérer au port.
Je réponds à leur courriel pour confirmer ma présence. Il est quatorze heures. Le ciel présente toutes les déclinaisons des gris les plus sombres aux plus clairs. Pas encore la moindre goutte de pluie par contre. C'est avec la voiture que je me rends en ville. Il y a deux expositions que je veux absolument découvrir. Une consacrée à la sculpture, l'autre consacrée aux tableaux de trois artistes régionaux. Comme le plus souvent, je gare l'auto sur le parking du centre Leclerc. Il y a toujours de la place, c'est gratuit et à dix minutes du centre. La première exposition se déroule dans le hall de l'Hôtel de ville. Je déteste l'Art contemporain. Il me faut du "classique", de "l'académique". Bref, du "digeste".
J'en suis pour mes frais ! Même si l'accès est gratuit. Il y a des œuvres de plâtres et de résines. On ne sait pas du tout ce que tout cela représente. Des formes courbées, imbriquées, vaguement érotiques. Quand je me penche pour lire la description et l'intitulé, c'est aussi incompréhensible que la "chose" présentée. Dans la seconde salle ce sont des formes humaines. Dans des positions impossibles. Les visages déformés, hideux, à peine humanoïdes. Se dégage de tout cela un pesante impression d'angoisse. Un mauvais cauchemar éveillé. Il y a d'autres visiteurs. Je les vois aussi circonspects et interrogatifs que moi. Je ne m'attarde pas. C'est un goût personnel, mais toute cette laideur m'afflige. L'auteur est une sorte de hippie chevelu, en costume de velours brun, une écharpe mauve. Se donnant des airs "baudelairiens". Je le vois et je l'entends pontifier devant de probables farceurs qui font semblant d'apprécier. Je pouffe en partant.
La seconde exposition a lieu au musée des beaux-Arts. Accès gratuit également. Au rez-de-chaussée des œuvres abstraites. Des "nouillonades" comme les appelle mon papy. Je me suis toujours demandée pourquoi les amateurs de peintures abstraites, ne peignent pas leurs toiles eux-même. Ils économiseraient de l'argent, et feraient souvent beaucoup mieux. Je ne m'attarde pas. Je monte au premier étage. De petits paysages magnifiques qui ne sont pas sans rappeler l'école de Barbizon. La plupart de toute beauté. C'est un homme élégant qui présente ses œuvres. Rien à voir avec le sculpteur pour dépressifs. Je m'approche pour écouter les explications qu'il donne à un groupe d'admirateurs. Ceux-là ne sont pas goguenards. Au contraire, ils boivent l'argumentaire de l'artiste avec jubilation. Ce que peint cet homme est remarquable.
Au second étage, je retourne dans l'infâme. C'est une sorte de bourgeoise aux cheveux rouges, qui se donne de grands airs, en argumentant devant un groupe de visiteurs. Mon Dieu, qu'elle est ridicule dans ses habits clownesques. Un pantalon bouffant, rose. Une tunique mauve aux manches démesurées. Un collier d'énormes perles jaunes. Des ballerines noires avec un pompon rouge sur le dessus. Cette "grande créatrice" "d'art plastique" propose des collages. Des collages qui ne représentent rien, ou alors peut-être le néant de sa créativité. Je reste distante quand elle ramène sa fraise, voulant m'expliquer sa "technique". Je me sauve à toute vitesse en me disant que je l'ai échappé belle. Ou moche plutôt ! Ça y est, quelques gouttes de pluie. Cela ne dure pas. Je m'offre un délicieux chocolat chaud dans un de mes salons de thé préférés.
Je tiens à remercier mes fidèles lectrices, mes fidèles lecteurs pour leurs intérêts.
Avec cette météo maussade, avec ce ciel constamment menaçant, après mon jogging, après ma douche, j'ai préféré préparer un programme différent pour ma journée. J'ai consacré la matinée à travailler à ma future thèse. Je pose des idées sur le papier. Je trie. Je ne jette pas. J'archive. Je sais par expérience que le meilleur est souvent dans ce qu'on élimine. La préparation de mon repas de midi. J'ai panné un filet de colin. Chauffé à la poêle. Des pommes de terres coupées en fines tranches également poêlées. Une sauce au fromage. Une laitue en salade pour l'accompagnement. Je me suis régalée. Mes parents rentrent de leur croisière samedi en début d'après-midi. Avec mon papy et ma mamie. J'irai les récupérer au port.
Je réponds à leur courriel pour confirmer ma présence. Il est quatorze heures. Le ciel présente toutes les déclinaisons des gris les plus sombres aux plus clairs. Pas encore la moindre goutte de pluie par contre. C'est avec la voiture que je me rends en ville. Il y a deux expositions que je veux absolument découvrir. Une consacrée à la sculpture, l'autre consacrée aux tableaux de trois artistes régionaux. Comme le plus souvent, je gare l'auto sur le parking du centre Leclerc. Il y a toujours de la place, c'est gratuit et à dix minutes du centre. La première exposition se déroule dans le hall de l'Hôtel de ville. Je déteste l'Art contemporain. Il me faut du "classique", de "l'académique". Bref, du "digeste".
J'en suis pour mes frais ! Même si l'accès est gratuit. Il y a des œuvres de plâtres et de résines. On ne sait pas du tout ce que tout cela représente. Des formes courbées, imbriquées, vaguement érotiques. Quand je me penche pour lire la description et l'intitulé, c'est aussi incompréhensible que la "chose" présentée. Dans la seconde salle ce sont des formes humaines. Dans des positions impossibles. Les visages déformés, hideux, à peine humanoïdes. Se dégage de tout cela un pesante impression d'angoisse. Un mauvais cauchemar éveillé. Il y a d'autres visiteurs. Je les vois aussi circonspects et interrogatifs que moi. Je ne m'attarde pas. C'est un goût personnel, mais toute cette laideur m'afflige. L'auteur est une sorte de hippie chevelu, en costume de velours brun, une écharpe mauve. Se donnant des airs "baudelairiens". Je le vois et je l'entends pontifier devant de probables farceurs qui font semblant d'apprécier. Je pouffe en partant.
La seconde exposition a lieu au musée des beaux-Arts. Accès gratuit également. Au rez-de-chaussée des œuvres abstraites. Des "nouillonades" comme les appelle mon papy. Je me suis toujours demandée pourquoi les amateurs de peintures abstraites, ne peignent pas leurs toiles eux-même. Ils économiseraient de l'argent, et feraient souvent beaucoup mieux. Je ne m'attarde pas. Je monte au premier étage. De petits paysages magnifiques qui ne sont pas sans rappeler l'école de Barbizon. La plupart de toute beauté. C'est un homme élégant qui présente ses œuvres. Rien à voir avec le sculpteur pour dépressifs. Je m'approche pour écouter les explications qu'il donne à un groupe d'admirateurs. Ceux-là ne sont pas goguenards. Au contraire, ils boivent l'argumentaire de l'artiste avec jubilation. Ce que peint cet homme est remarquable.
Au second étage, je retourne dans l'infâme. C'est une sorte de bourgeoise aux cheveux rouges, qui se donne de grands airs, en argumentant devant un groupe de visiteurs. Mon Dieu, qu'elle est ridicule dans ses habits clownesques. Un pantalon bouffant, rose. Une tunique mauve aux manches démesurées. Un collier d'énormes perles jaunes. Des ballerines noires avec un pompon rouge sur le dessus. Cette "grande créatrice" "d'art plastique" propose des collages. Des collages qui ne représentent rien, ou alors peut-être le néant de sa créativité. Je reste distante quand elle ramène sa fraise, voulant m'expliquer sa "technique". Je me sauve à toute vitesse en me disant que je l'ai échappé belle. Ou moche plutôt ! Ça y est, quelques gouttes de pluie. Cela ne dure pas. Je m'offre un délicieux chocolat chaud dans un de mes salons de thé préférés.
Je tiens à remercier mes fidèles lectrices, mes fidèles lecteurs pour leurs intérêts.
J'aime être vue au point d'en oublier de voir
Re: Deux mois au bord de l'océan
Bonjour,
Merci beaucoup pour ce partage qui sent bon la liberté et la douceur de vivre !
J’adore ta façon de décrire la criée et ces héros de la nuit, ces pêcheurs au travail si dur et discret. C’est vrai que leur savoir-faire mérite beaucoup de respect.
Ta recette avec les moules et les légumes a l’air délicieuse, et manger dans le jardin avec cette température parfaite, ça fait rêver !
Je ne connais pas encore Le Monde Moderne, mais ta description donne envie d’aller découvrir Alexis Poulin. C’est toujours agréable de trouver des émissions qui sortent des sentiers battus et des médias mainstream. J’aime aussi quand l’humour se mêle à l’info, ça rend tout plus digeste.
Et puis, cette passion pour le rock celtique et les légendes du rock classique, ça donne envie de bouger la tête au rythme des guitares ! Je partage aussi ton rejet de la musique d’ascenseur et du rap formaté. Rien de tel qu’une bonne guitare électrique pour se ressourcer.
Profite bien de ta virée à vélo et du concert ce soir, ça a l’air d’être une belle journée en perspective.
À bientôt et bonne route !
Merci beaucoup pour ce partage qui sent bon la liberté et la douceur de vivre !
J’adore ta façon de décrire la criée et ces héros de la nuit, ces pêcheurs au travail si dur et discret. C’est vrai que leur savoir-faire mérite beaucoup de respect.
Ta recette avec les moules et les légumes a l’air délicieuse, et manger dans le jardin avec cette température parfaite, ça fait rêver !
Je ne connais pas encore Le Monde Moderne, mais ta description donne envie d’aller découvrir Alexis Poulin. C’est toujours agréable de trouver des émissions qui sortent des sentiers battus et des médias mainstream. J’aime aussi quand l’humour se mêle à l’info, ça rend tout plus digeste.
Et puis, cette passion pour le rock celtique et les légendes du rock classique, ça donne envie de bouger la tête au rythme des guitares ! Je partage aussi ton rejet de la musique d’ascenseur et du rap formaté. Rien de tel qu’une bonne guitare électrique pour se ressourcer.
Profite bien de ta virée à vélo et du concert ce soir, ça a l’air d’être une belle journée en perspective.
À bientôt et bonne route !
Deux mois au bord de l'océan - Épisode 19
Merci @Anne09. Votre intervention m'enchante. C'est vrai que je passe du bon temps. Même si ici les cieux sont souvent lourds de nuages. Mais, comme le disent les Bretons, en Bretagne, il fait beau plusieurs fois par jour. Je vous souhaite un bel été.
Promenades en ville
Rappelons-nous les propagandes anxiogènes de tous les médias concernant l'apocalypse d'un été caniculaire 2025. C'était à la fin du mois de juin. Comment les escrologistes vont-ils pouvoir rester crédibles pour nous vendre le fameux "impôt canicule" qu'ils souhaitent tant mettre en place ? Toujours est-il que ce mois de juillet est le plus froid que j'ai connu au bord de l'océan Atlantique. Du moins dans la région où je me trouve. Ce qui change un peu le programme de mes projets. J'adore les grosses chaleurs. Surtout pour mes virées à bicyclette. Partir à vélo comporte de gros risques avec cette météo. Certes, la pluie n'est que de l'eau. Mais je déteste rouler trempée, pédalant contre des bourrasques.
Je prends la voiture pour aller en ville. La ville est touristique et son centre historique offre un charme particulier. Je gare l'auto sur le parking du centre Leclerc et me voilà à flâner. Les rues piétonnes, pavées et fleuries sont magnifiques. Pour le commerce ce climat est idéal. Surtout pour les terrasses couvertes des restaurants. J'ai mes petits endroits préférés pour déguster des coupes glacées ou un bon chocolat chaud au lait de soja. Demain, samedi, je vais chercher mes parents, papy et mamie au port. Ils restent à terre une semaine. Ils repartiront samedi prochain. Deux semaines en mer. Je leurs réserve une belle surprise pour le repas de demain soir. Surtout pour le dessert.
Je vous raconterai
Promenades en ville
Rappelons-nous les propagandes anxiogènes de tous les médias concernant l'apocalypse d'un été caniculaire 2025. C'était à la fin du mois de juin. Comment les escrologistes vont-ils pouvoir rester crédibles pour nous vendre le fameux "impôt canicule" qu'ils souhaitent tant mettre en place ? Toujours est-il que ce mois de juillet est le plus froid que j'ai connu au bord de l'océan Atlantique. Du moins dans la région où je me trouve. Ce qui change un peu le programme de mes projets. J'adore les grosses chaleurs. Surtout pour mes virées à bicyclette. Partir à vélo comporte de gros risques avec cette météo. Certes, la pluie n'est que de l'eau. Mais je déteste rouler trempée, pédalant contre des bourrasques.
Je prends la voiture pour aller en ville. La ville est touristique et son centre historique offre un charme particulier. Je gare l'auto sur le parking du centre Leclerc et me voilà à flâner. Les rues piétonnes, pavées et fleuries sont magnifiques. Pour le commerce ce climat est idéal. Surtout pour les terrasses couvertes des restaurants. J'ai mes petits endroits préférés pour déguster des coupes glacées ou un bon chocolat chaud au lait de soja. Demain, samedi, je vais chercher mes parents, papy et mamie au port. Ils restent à terre une semaine. Ils repartiront samedi prochain. Deux semaines en mer. Je leurs réserve une belle surprise pour le repas de demain soir. Surtout pour le dessert.
Je vous raconterai
J'aime être vue au point d'en oublier de voir